

Huit minutes-lumière
ou les mots qu'on n'a pas dits
Entre les quatre murs d’une salle de répétition, l’année de leurs 17 ans, Alexandre, Charlotte et Nadia passent leur temps libre à créer. Ils ont décidé de monter la pièce de Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde. Ils sont pressés de jouer, de vivre et de s’aimer.
Mais ils découvrent l’équilibre instable d’un trio : leurs premières fois sont maladroites, leurs désirs pas toujours assumés et les disputes trop nombreuses. C’est qu’ils oublient que huit minutes-lumière les séparent du Soleil.
Huit minutes dont ils doivent s’emparer en imaginant que le Soleil puisse s’éteindre à chaque instant. Huit minutes de vie avant que tout s’effondre.
La nuit après la représentation de Juste la fin du monde, tout bascule. Nadia est retrouvée morte sous un viaduc. Était-ce un suicide ou un accident ? Quelle pulsion l’a poussée à se rendre sur une voie ferrée ? A quel point était-elle en mesure de contrôler son acte ? Charlotte et Alexandre ne le sauront jamais. Commence alors pour eux un long parcours de deuil.
Mais les mots succèderont au silence et ils finiront par accepter de prendre le même chemin, une nuit, sur cette même voie ferrée où leur amie les a quittés. Là, ils comprendront que seule la création d'une pièce pourra leur permettre de fixer leurs souvenirs, de combler le vide laissé par Nadia et, ainsi, de vivre à nouveau.
Chaque existence est coincée, empêchée par des désirs qui la surplombent et des regrets qui la lestent. Autant de chemins que l’on n’a pas empruntés, autant de virages et de routes barrées qui multiplient les « si ». Et si cette nuit-là, après la représentation de Juste la fin du monde, Alexandre, Charlotte et Nadia ne s’étaient pas quittés ? S’ils s’étaient retrouvés tous les trois ? S’ils avaient su entendre derrière les silences ces mots qu’ils ne se sont pas dits ? Face aux regrets et à la culpabilité, Alexandre et Charlotte prennent ainsi conscience des gestes qu’ils n’ont pas faits, du courage qu’ils n’ont pas eu, des instants qu’ils n’ont pas su saisir. Ce que le Temps nous vole, ce que la vie ne nous permet pas de vivre mais que l’art peut nous offrir en nous donnant le moyen de rêver ces vies que l’on a manquées ou de vivre à nouveau ce qui, dans la nôtre, nous a échappé.
Distribution :
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Création collective menée par Alice Chillet, Louise Nappez
et Clément Tranchepain
Avec Alice Chillet, Louise Nappez, Nathan Marre
Création lumière et régies : Cyprien Sergé
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Dates passées :
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Saison 2021/2022 :
2, 3 et 4 septembre 2021 : Théâtre du Présent, Mont-Saint-Aignan.
30 avril 2022 : Espace Yannick Boitrelle, Saint-Léger-du-Bourg-Denis.
4 et 5 mai 2022 : Lycée Jeanne d’Arc, Rouen.
24 mai 2022 : Théâtre des Deux Rives, Festival "Sage comme des sauvages", Rouen.
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Saison 2023/2024 :
23 août 2023 : Sortie de résidence au #Labo Victor Hugo, Rouen
17 octobre 2023 : Théâtre des charmes, Eu
19 et 20 octobre 2023 : Lycée Jeanne d'Arc, Rouen
​3 avril 2024 : Théâtre des bains-douches, Le Havre
7 juillet 2024 : Festi Bye bye, Saint-Estèphe
Crédit photo : Cyprien Sergé
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Action culturelle autour de la pièce
Nous proposons une action culturelle autour de "Huit minutes-lumière" dans les collèges et lycées.
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Vous trouverez le contenu et les objectifs de cette intervention dans ce document :
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Vous pouvez réserver une intervention via le dispositif du :
- CRED en Seine-Maritime : https://www.seinemaritime.fr/nos-actions/education-college/guide-du-cred76/culture/theatre/huit-minutes-lumiere/
- Part collective du Pass Culture









Crédit photos : Franck Faudebert
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